Écriture automatique – 1 octobre 2016

Précaution : Enfants en tout genre, s’abstenir
S’il faut crever, autant crever d’amour. S’il faut toucher le fond, mieux vaut que tu touches le mien. Au plus profond. Autant crever de baiser. Si on doit crever, autant se crever les yeux et crever le ciel. Autant baiser comme des bêtes. S’il faut crever, autant crever la gueule ouverte sur ton sexe. S’il faut crever, on crèvera comme des bêtes. S’il faut crever, crevons ensemble. Crevons l’abcès de la vie. S’il faut crever, dégonfle-moi une bonne fois, baise-moi jusqu’à dégonflement total. Alors je ne crèverai plus, plus de fuite, car je serai plate, aplatie contre la terre, je n’aurai plus de surface propre, je serai sale car on aura crevé comme des bêtes, on aura baisé la terre au point de se mettre à plat contre elle, de se confondre avec elle, je ne serai plus qu’un tapis, alors ils pourront toujours essayer de me crever, ils n’y arriveront pas car tu m’auras vidée, la baise m’aura crevée, la vie m’aura vidée, quittée, ils en seront quittes à me marcher dessus, mais je m’en fouterai car vidée, aplatie, je ne sentirai plus rien et alors lentement je me déplacerai et je les conduirai en enfer, là où tout le monde baisera sous leurs yeux remplis d’horreur. Oui S’il faut crever, autant crever en enfer, autant crever l’abcès tout de suite : je crèverai pas pour vos beaux yeux, je crèverai pour moi, pour mon désir de crever dans ta bouche, je crèverai d’avoir crevé notre rencontre. Je crèverai toutes les bouches de mots obscènes venus de l’enfer où vous resterez. S’il faut crever, autant crever tout de suite, autant baiser comme des bêtes et on n’en parle plus. S’il faut crever, je crèverai pas avant d’avoir dit mon dernier mot.

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L’amour-faim – Écriture automatique – 30 septembre 2016

On fait l’amour comme des fous. On fout l’amour dans une boîte et on se lance en l’air. On fait les fous en faisant l’amour. On lance l’amour en l’air et on se fout dedans. On aime les fous et nous, on s’aime, mine de rien. On fait l’air de l’amour sur un fond foireux. Les fous nous aiment quand on fait les fous d’amour. On se fout de l’amour fou. On fait l’amour. On le pétrit. On fait le mur de l’amour. On mure l’amour comme un fou autour de la colonne Vendôme. On mure l’amour,  comme des fous. On mmm fonce dans les murs de l’amour. On se murmour des mots pas mûrs d’amour. On . l’amour. On fait des fous en ne faisant pas l’amour. Faisons l’amour avec des murs, faisons des murs avec l’amour. Faisons l’amour, fou. Oui, on se fout de l’amour. Aaaaaaaah -mour.

P.S.: on fout l’amour dans les foins pour en prendre soin. Fi de l’amour fin, fi de l’amour feint ! On veut l’amour-faim !

Écriture  – 26 septembre 2016 – Sappho ?

                        Toute la poussière du monde

– (devant) mes yeux

                        Jaillissant dans un cri

– (de) ta bouche

                     En moi tu disais

– passionnément

                    Les mots sans mot

                    Je suis le balancement

– (de) ton corps

                   Mourant peu à peu

– (dans) tes yeux

                   Et je veux 

                   mourir une seconde fois

Lignes – E.A. 20 septembre 2016

Je rêve

De lignes fines et tendues

Jusqu’à une courbe

Un triangle qui me perturberait

Dans ma trajectoire

Avec un axe bien défini

Qui me montrerait le ciel

Je rêve

D’un carré

Qui entrerait dans ton rectangle,

Au frottement de leurs angles

– un chant rauque et jouissant –

Où tes longueurs contenteraient mes largeurs

Je rêve 

D’une ligne

Où ton point viendrait se poser

Je rêve 

D’un point à exploser.

Écriture automatique – 18 septembre 2016

On se boit. Comme ça. D’où nous vient une telle soif ? Je te boirai, des litres et des litres durant, il doit y avoir une faille en moi par où tu t’échappes. On se boit et l’eau est dans ma bouche. Je suis la source et cette bouche avide. Et ma bouche est la source. On a glissé dans la rivière – de l’eau jusqu’aux genoux – , – non, jusqu’au menton – on ne voit plus nos corps et pourtant ils s’attirent encore. On se boit comme du petit lait. On se boit jusqu’à la lie, chacun le calice de l’autre où on voudrait se glisser – tel un génie.