Écriture automatique – 18 août 2016

On n’a pas fait le tour de nos corps

Nos corps à la mesure de nos désirs

Nos désirs qui grandiront tant que coulent nos veines

Nos veines qui pulsent nos gestes

De mes yeux à ton sexe

Et de ton sexe à ma main

Non on n’a pas encore fait le tour de nos désirs

Leur périple dure plus de 24 heures

Ils sont plus grands que la terre.

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Les choses à l’envers

Les choses à l’envers
De vagues souvenirs d’enfance
Entrer par la sortie
Si je veux
Le poids d’un corps sur soi
Douce sensation d’étouffement
Ecrase-moi, écrase ce moi
Survivre – vivre au-dessus
Au-dessus de quoi ?
Au-dessus, dans le brouillard.

La nuit me lave
Et me chausse pour le lendemain
Demain qui serre dans ses bras peureux tous les aujourd’hui.

Ecriture automatique – 16 août 2016

 

Écriture automatique – 12 août 2016

Je voudrais être cette femme qui crie. Je me perds malgré tout dans tes yeux. J’y mets toujours tout mon coeur. Je suis suspendue mais terrienne. Elle m’appelle, cette terre, que je m’y glisse, que je m’y frotte, elle m’accueillera dans quelques années quand j’aurai récolté assez de semences, suspendue, aimante, pleine mais ouverte, tes caresses ne s’impriment pas en moi c’est pour cela qu’il faut recommencer souvent. Je te vois, tu es beau, mes yeux se remplissent de toi, mes mains de ton corps, ma langue de tes yeux, je te cherche et ça continue à l’infini. L’amour ce n’est pas fait pour parler.

Ecritures automatiques

Elle était partagée. Entre le monde du silence – où le malentendu ne pouvait exister – et le monde de la parole – où certains mots étaient si doux. En elle, elle découvrait un autre soi – insoupçonnable jusqu’ici – c’est ce qui l’étonnait le plus. Les mots ne coulaient plus si facilement – son corps réclamait le silence, et sûrement aussi le secret – pour vivre pleinement.

Il faudra prendre le risque de ne pas lui plaire. Le risque de la fissure qu’on colmate ou pas. Le risque de perdre un univers jamais atteint. Je ferme les yeux. Je suis à l’intérieur. J’ouvre les yeux. J’en sors. C’est un jeu. Ca doit l’être. J’ai envie de parler mais ne dis rien. Il n’y a rien à dire – tout à vivre – à se laisser glisser.

Ecriture automatique – 7 août 2016

On restera deux. Jamais un. Toi devenu moi, quel ennui ! On restera deux pour pouvoir se regarder – sans miroir – si ton chemin est mon chemin, nous ne pourrons pas nous baigner dans le lac qui les sépare. Mon désir dépasse de loin les frontières d’une rencontre. Si mon corps m’empêche d’écrire, c’est toujours lui qui connaît le chemin. J’ai hâte de t’embrasser, de te coucher sur un banc, hâte que tu ne deviennes pas moi, hâte de ce travail physique à fusionner en vain tels des sisyphes, hâte que tu restes indéchiffrable, hâte des malentendus qui nous garderont séparés mais infiniment désirables, j’ai hâte que nous ne nous trouvions pas.

Écriture automatique – 5 août 2016

​Je me le répète: il n’y a qu’à se laisser aller mais ma volonté de vivre m’emprisonne de ne pas être à la hauteur. Était-ce mes mains ? Était-ce mes caresses ? Le passé s’évanouit, je ne crois qu’au présent. La réalité de tes fesses n’est que si j’y passe mes mains. De même pour ta bouche. Le reste n’est que rêveries – je m’empêche de trop y croire. J’ai grossi ces derniers temps. Je ne sais pas encore si j’aime ou non ce corps plein. J’ai les seins plus lourds et c’est un jeu. Sentir leur présence est un plaisir immense, de reconnaissance d’être une femme, réconciliation sans cesse réitérée, une jouissance intime, forte et sans doute aucun d’en être une, l’explosion d’une joie synonyme de vie, mes seins remplissent l’espace de la terre – la remplacent – mes mains touchant mes seins sont une connexion au monde entier, deux fenêtres sur la vie, ma vie.