Ecriture semi-automatique après concert – 3 – 19 juillet 2019

Après Un PEU

La rage d’écrire. La rage d’écrire. La rage d’écrire. La rage d’écrire. La rage d’écrire. La rage. La rage. La rage décrire. La rage décrire. La rage. Décrire la rage. Décrire la rage. Décrire la rage. Décrire la rage. Décrire la rage. Dès que rire, la rage. Dès que rire, la rage. Dès que, rire la rage. Dès que, rire la rage. Rire la rage. Rire dès que la rage. Rire dès que l’art rage. Rare le rire la rage. Dès que l’âge, le rire la rage. Décalage. Le rire. La rage. Décalage. Le rire. La rage. Le rire à la rage. Le rire à la rage. Le rire à l’arrache. Le rire a la rage. Large le rire de la rage. Large le rire de la rage. Je répète. Large le rire de la rage. La rage du rire. Le large. La rage du rire. Le large. La rage large du rire. La rage large du rire. Rire de la rage. Rage du rire. Rage du rire. Rage du rire. Rage du rire. Erir egar. Erir egar. Egaré et rire. Et rire égaré. Egaré rire. Rire et rire et rire et rire égarer la rage. Rire est garer la rage. Le rire égaré, la rage. Hagard la rage et rire. Et rire. Et rire. Hagard. Rage. Egaré. Et rire. Dès que.

Photo « plutôt 3Q que 4(ou5)G » / Travail photo Frédéric Darras
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Ecriture automatique -15 juillet 2019 –

On a toujours deux naissances. Celle où l’on naît au monde et celle où l’on naît après être mort, cette deuxième naissance arrive très vite ou plus tardivement. Celle où l’on est mort dans le regard de l’autre, celle qui arrive quand on a expérimenté notre mort dans le regard de l’autre, c’est une force indicible, cette naissance-là, car on ne vit plus sur la terre de tous, il n’y a plus de contraintes de survie, la survie est sans que cela soit nécessaire de combattre, la survie est la vie et il n’y a plus de mort préoccupante, il y a des cellules agglomérées qui rencontrent d’autres cellules, cette deuxième naissance est comme un volcan dont rien ne peut contraindre l’activité, elle est comme l’eau qui n’est jamais arrêtée, qui sans cesse se mélange avec ce qui vient à elle, cette deuxième naissance est une mort joyeuse de tout ce qui tue notre vie, elle est sans devoir être, quand tu as vu ta mort dans le regard de l’autre, tu sais que tu peux aimer, tu sais que tu peux vivre même si tu n’existes pas, ta mort dans le regard de l’autre c’est ta naissance fieu. Ta mort dans le regard de l’autre c’est ta vie éternelle. Va vers ta vie éternelle. Une deuxième naissance c’est un cadeau du ciel qu’il t’envoie par le regard de l’autre où tu meurs. Ta mort c’est ta naissance. Faut mourir dans le regard de l’autre pour savoir que l’on vit, expérimenter sa vie sans existence. Alors vive la mort dans le regard de l’autre et qu’on en finisse. Pas de temps. Pas de tendresse. Pas de dressing of love. Come on.
Ta mort dans le regard de l’autre, c’est ton cadeau de naissance, si tu n’en avais pas reçu, te voilà comblé.e.
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Ecriture automatique – 11 juillet 2019

Concert Un peu – été un concert/un texte – 2

Demain c’est trop tard.
Vas . Dans le creux. Demain est une vue de l’esprit. Demain. Deux mains tendues vers le vide. Demain c’est trop tard. Arrête. Vas. Demain. Pourquoi. PLus tard. Après demain ce sera aujourd’hui. Demain n’existe pas. Ailleurs. Partout. Respire. Demain c’est trop tard. Après aujourd’hui demain deux mains tendues vers le vide. Ailleurs parfois si tu peux. Il est là. Comme tu l’imagines il est là. Pas besoin de plus. Pas besoin de lui. Comme tu l’imagines demain c’est trop tard. Ici demain. Allo demain ? il ne répondra pas. Mets demain dans aujourd’hui. N’attends pas. Tu demandes beaucoup à ton corps. De marcher. D’attendre. De vivre. De jouir. D’avancer. De vivre. De parler. Demain n’existe pas. Demain c’est trop tard. Vas. Ailleurs est sous le tapis. Tu te trompes et c’est demain trop tard ce n’est rien Tu te trompes demain tu te trompes d’aujourd’hui. Tu te trompes d’aujourd’hui et ce n’est pas grave. Trompe-toi. Trempe-toi d’aujourd’hui. Les doigts dans ton sexe. Ce n’est pas grave. Demain c’est trop tard. Demain n’existe pas. La pluie claque. Clac. Clac. Des clacs parce qu’aujourd’hui c’est mieux que deux mains. C’est mieux aujourd’hui enduis. Enduit en toi. Enduit avec les doigts. Avec demain et les doigts. Tu te trompes. Il est là. Parce que tu l’imagines. C’est ça qui le fait exister. Il pose ses mains sur tes épaules. Enduis-toi de lui d’aujourd’hui. Enduis-toi d’aujourd’hui. Les joues en feu, demain disparaîtra. Après demain ce sera aujourd’hui à l’infini. A l’infini. Enduis-toi. Il est là. Parce que tes doigts. Demain c’est trop tard. Tard. Tard. Tard. Taré comme demain. Taré au plus tard au plus pressant. Tard-toi Tard-toi. Taré. Tu l’arrêtes pas. Tard. Demain. Taré demain. Deux mains tarées sur tes épaules. Parce que tu l’imagines. Il est là. Enduis-toi. Tard aujourd’hui. Tard demain. Si jamais enduis-toi d’aujourd’hui. Demain n’existe pas. Ta. Tire le toi. Tire le c’est trop tard toi tard enduis demain de toi. Toi. Toi comme une oie. Toi comme une oie n’hésite pas. Il est là. Parce que tu l’imagines. Gyne. Gyne-toi. Tard. Taré. Ta. respire. Ta. Toi enduit demain c’est trop tard. Sors le. Sors le ce taré. Ce tard. Il est là. Deux mains sur ton enduit. Les doigts. Doit le demain. Tu ne dois rien. Tu dois aujourd’hui. Demain tu ne dois rien. Rien. rrrrrrrrrrrrien tarrrrrrrré ta raie. Taré. Demain c’est trop taré. Tu diras aujourd’hui parce que tu es bien ici. Tar. Gyn. Tar. é. De. main. Maintes. Mince demain est mince. Demain trop mince. Enduis-toi d’aujourd’hui. Enduis-toi avec les doigts. Avec doigté. Avec toi.
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Eté 2019 – carnet de concerts – 1 – 6 juillet.

Ecriture automatique – concert Senne

Tu me demandais d’être la femme surpuissante. Ouais ouais. Tu me demandais ça. Et moi en bonne élève j’obéissais. Ouais ouais. Série de textes pendant l’écoute d’un concert. Tout. Aller partout sauf là où l’on me dit d’aller. Je me vois porter l’enfant. Comme un cadeau. Comme un poids aussi. Avec le sourire qui souffre. Et qui pourtant n’était pas vain. N’était pas faux. Tu me demandais tant dans mes oreilles fragiles. J’avais – j’ai – tant besoin d’affection. Tout lien est un risque. Tu me demandais d’être la femme-vent. J’étais la plume et l’ancre. L’enfant dans les bras. Le sourire chaud. Chaud d’amour et chaud de travail. De demande. Tu me demandais tout. Et moi de même. Même la liberté est une cage si la fenêtre ne s’ouvre pas. Je voulais être fenêtre. Et je renonce à l’amour cacahuète. Je suis comme un sol de sable qui absorbe le moindre liquide. Je suis en creux d’affection et pourtant quand quelqu’un me tend un verre je le remplis aisément. Je suis chaton. Je renonce à l’amour cacahuète. Tu me demandais d’être la femme-vent. Je flottais et devais garder les fenêtres fermées. Je suis chaton. Je renonce à l’amour cacahuète. Tout étouffe quand il se place. Aucune, rien, plutôt que tout en place. La perte pour la femme vent semble préférable à toute assurance qui ne serait qu’un masque. Je suis chaton. Je renonce à l’amour cacahuète. Je suis la femme-vent que j’ai toujours voulu être. Mon être chaton s’en trouve déplacé. Je ne le fais pas exprès – les traces sont des chemins qui me sont interdits pour raison de santé – Ma santé me dicte d’être la femme vent. Je renonce à l’amour cacahuète. Celui que l’on réclame comme si la naissance était un dû. Je suis née. Que me faut-il de plus pour aimer ?

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