Ecriture automatique – 2 mars 2022

Tu m’aimes. En fait tu me détestes. Beurk. Je te dégoûte. Tout le monde se dégoûte. C’est cela qu’on désire. Nos désirs pataugent dans un fange insondable. Tu m’aimes tu me détestes c’est le pourquoi de ton amour car si tu ne me détestais pas, y aurait aucune raison de cet amour-là. Si tu ne m’aimais pas, à quoi bon me détester ? Désirer ce que l’on déteste, c’est ce qui est à notre portée. On déteste la puissance mais tous les jours on l’éprouve, on la cherche dans son quotidien. Tu m’aimes tu me détestes ce corps que tu désires et que tu as en horreur, tu m’aimes tu me détestes tu me désires tu m’as en horreur, c’est kif-kif, même chose, même chanson, même sauce, même air. Tu m’aimes parce que tu me détestes, tu me détestes de m’aimer. C’est aussi simple que A et B font C, qu’un tube digestif ou qu’une fleur qui pousse. Pousse pousse pousse pas trop loin. Pousse pas trop loin de moi tes petits doigts. Déteste, à la première occasion tu vas me manifester ta détestation, par un bouquet de fleurs, une attention, brrrrrrrrrrrrrr brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr, j’en ai froid dans le dos comme un vent qui tombe sur les épaules, le ciel qui s’appuie sur ta nuque le temps de la douleur, tu m’aimes tu me détestes tu me désires tu m’as en horreur, horreur d’un corps où repose la fange du monde, tout le monde a en soi la merde du monde, et faut la garder plutôt que de l’expulser sans arrêt, faut la garder car c’est pas un cadeau comme on l’apprend aux petits nenfants. Tu me détestes je vois bien que tu commences à m’aimer tu m’aimes je vois bien que ta détestation se pointe. La haine me demandes-tu ? C’est une autre histoire. C’est l’hôte suprême ici-bas. Là c’est tout petit. Petit amour, petite détestation, petit désir rikiki, tu m’aimes tu ne me détestes plus tu ne m’aimes plus. Simple comme bonjour. Quoique bonjour pas si simple. Tu m’aimes tu me détestes c’est une cage. Ca tourne. Pire qu’une drogue ou un alcool. Une sacrée piqûre qui fait mal. Tu m’aimes tu me détestes aïe aïe aïe. La nausée comme descendance. Ce qui vaut l’amour. Pas de place, pas d’espace au-delà c’est à devenir fou ça tourne comme un sobriquet non un truc là qui tourne dans sa cage et dirait : viens viens viens me rejoindre. L’amour je te déteste la haine je t’aime c’est tellement étroit, tellement étroit, être à trois têtes ? tellement être étroit, sortir de l’air un tube j’asphyxie l’amour j’asphyxie la haine, sortir, la cage, trou noir. Trou noir. Trou noir.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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