Ecriture automatique – 13 novembre 2021

Si tant est que l’art ait eu le moindre statut un jour , aujourd’hui certain•es artistes ont l’impression de faire la manche quand iels demandent le moindre centime en rétribution de leur œuvre. En quelque sorte, la réalité a dépassé la fable de Lafontaine. Nous devons nous prosterner pour être vu•es entendu•es – œuvre d’un narcissisme bien mal placé, contrairement à celui qui est de se conformer gentiment aux diktats de la société. Une culpabilité, une honte, est cultivée subtilement par la société de consommation qui semble dire aux artistes “vendez à vil prix votre travail “ tout en leur assénant la valeur toute puissante de la réussite sociale et économique. Un bel oxymore qui, s’il ne rend pas fou, pousse la plupart ( des artistes, ces êtres inutiles dont je parle) à produire de la merde vendable. Êtres inutiles parmi les inutiles , celleux qui refusent. Le moindre centime dépensé pour une œuvre d’art non valorisable est perte. De temps. D’argent. En fait, sans doute, la plupart d’entre nous sommes devenu•es incapables de percevoir l’énergie que l’œuvre financièrement inutile engendre. On crève sous les produits. On crève sous l’offre toujours plus obscène. Le petit chant de pipeau ne nous fait plus le moindre effet. Et c’est bien là qu’on se dit qu’on est réellement fou-tu.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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