carnet de printemps – journal – 31 mars 2020

31 mars 2020
Aujourd’hui j’ai fait les fonds de tiroirs. Pour manger en évitant de sortir.

Serions-nous, serais-je capable de faire les fonds de tiroir de ma pensée. Fermer la porter au monde extérieur qui, aujourd’hui, dans l’intérieur permanent, est si envahissant.

 

Hongrie.
5G.
Mort d’un enfant.
Les femmes utilisées.
Retour en arrière. Non jamais. Jamais de retours en arrière. Toujours du neuf dans la destruction.

Faire les fonds de tiroir de nos histoires. Faire les fonds de tiroir de nos éternels recommencements. Faire le fond de tiroir de notre manque d’humilité. De notre esprit guerrier, d’envahisseur. Voir qu’on ne fait pas le poids. Qu’on ne fait pas le poids.

 

La bible avait raison sur un point : du paradis, l’homme a la capacité de faire un enfer.

 

Je fais les fonds de tiroirs. De la tyrannie. Individuelle. Collective. De partout.

 

Aujourd’hui, je suis restée fascinée devant un cerisier en fleurs. Mon corps disait : ne bouge pas. Le vivant est devant toi.

 

Les fonds de tiroirs. Avec le temps, nos articulations humanistes s’encrassent.

 

Mais, comme le dit Jean-Pierre Thiébaud, un jour, l’homme se rendra compte qu’il est fait pour vivre heureux.

Qu’il est fait pour vivre heureux.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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