Ecriture automatique – 13 novembre 2019

Je te le dis tout net: vivre sans les autres est illusoire. Moi aussi je peux être folle.
C’est aussi simple que ça. Tu ouvres la porte. Tu fais l’amour. Tu la refermes. Tout le reste on ne sait pas. Faut juste prendre le temps. J’écris légèrement. J’écris aéré. Mes écrits aérés. Mes airs écrits. Je déteste mes airs étriqués. Je me regarde parfois je vois des murs. Moi aussi je peux être fou. Sauve qui peut le fauve. Sauve le fauve. Fauve qui peut. Dol je peux être. Juste ne pas le vouloir et ça viendra tout seul. Tout seul comme une grande. Et cette demande de voir ma main qui me poursuit. J’écris pour quitter les mots. Une fois les mots quittes, je pourrai être fou. Tranquillement. En attendant la conscience du monde m’assiège. Et mon regard se pose trop pour pouvoir partir. Vivre sans les autres – non, je te dis. Vivre avec les autres – non plus. Vivre dans l’eau – peut-être. Dans l’eau on n’entend plus. Dans l’eau tout est f.l.ou. Dans l’eau on ne touche jamais vraiment il y a toujours un filtre. Dans l’eau on ne peut se faire mal. Dans l’eau de là – c’est là qu’il faut vivre avec les eautres. Parfois quand les mots ne quittent pas alors j’ai envie de leur faire mal j’ai envie de les triturer, de les torturer, de les vomir, de leur donner la nausée parce qu’ils m’enferment, putain de dieu, ils enferment mes mots, ils enferment mes dires, ils enferment mes… mes… mes… je peux pas dire. Il y a aussi toujours un filtre et c’est insupportable – on prendrait bien un scalpel pour entrer dans la tête d’un autre, juste une fois, pour voir si c’est comme chez nous – mais on ne sait pas – quoi qu’on fasse, études, voyages, réflexions, silence, on ne sait jamais. Mais sans les autres, non. Un peu d’eau.tres. Je ne joue pas avec les mots les mots se jouent de moi j’essaie juste d’aller plus profond que les mots en moi et je n’y arrive pas. Je pourrais mettre l’alphabet en désordre ça ne changerait rien, dis. Mes pensées sont dictées par les mots et si pas je n’arrive pas à les capter. C’est un frisson. Un Ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss. Ach ! Même ça, non. Onomatopées, zut ! Je veux aller plus loin.
C’est tout ce que je peux dire.

 

 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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