ecriture automatique – A Jeep Novak – 29 septembre 2019

Putain Fieu j’ai envie de faire péter la baraque. Fini les mots doux. Tu t’es ouvert les veines, et alors ? On peut plus faire ce qu’on veut avec son corps dans ce bas-monde ? (mais ça on le savait déjà). Manquerait plus que ça que là où tu n’es plus on te le reproche – Ceci dit, tes gentils mots et tes appels vont manquer – t’étais pas un ange, on le sait – je le savais, elle le savait – mais t’avais toujours un spaghetti à portée de main pour porter secours à qui, à quoi, à que.
Revenons à ces amours, revenons à ce lâcher, revenons aux mots qu’on ne peut prononcer et qu’on prononce tout de même – que tu sois là ou pas, je te le dis, ne m’en veux pas et tu le sais – : putain, salope, chienne de vie,sexe, amour, bite etc.
C’est pas à toi que j’aurais pu provoquer une attaque – du coup, t’as foutu le camps à coups de couteau – soit, soit – il faut un temps pour tout, j’arrête pas de parler quand je parle pas, et c’est sûrement pour cela que, deux fois, tu m’as tendu le micro, si on peut pas faire ce qu’on veut avec son corps, où va-t-on ? je te le demande, Jeep – soit, soit, il y a l’absence, c’est une autre affaire, puis toutes les absences qui, d’un coup, s’additionnent quand quelqu’un prend ses clics et ses claques- que je finisse dans un ressac, si on peut plus décider comment finir. Paraît que les arbres se serrent les racines par temps mauvais, je te souhaite d’aller nourrir tout cela de ton énergie légendaire. En attendant, moi, j’arrête pas de parler, même quand je ne dis mot, j’ai envie de patois, j’ai envie de verlan, j’ai envie d’argot, mais c’est pas dans ma culture à proximité, j’ai pas toujours accès à des choses qui se disent sans se dire, ni à des choses qui se vivent, on va pas épiloguer, tu es allé chercher en toi des mots qui ne se disent pas et tu es parti pour ne pas les prononcer, honneur à toi, chapeau bas. Et pour toutes actions faites et abouties, toutes les autres tu les as plantées chez tes amis, tes proches et c’est très bien, sois ce que tu penses être le mieux pour le monde disait Nietzsche, quelque chose comme ça, et c’est une réussite, avouons-le, Jeep – j’avais bien des choses à dire sur ce qui reste et sur moi, et sur des choses, et sur moi, mais ce sera pour une prochaine fois.
D’ailleurs, c’est sûrement ce que tu t’es dit avant de fermer la porte : « A la prochaine » « On fera mieux », peut-être , parce que c’est comme la musique, la vie, c’est une maîtresse jamais satisfaite avec les amants qui ont une certaine place, oui sans doute, à une prochaine fois, on fera mieux, ou autrement, ou pas, parce que les arbres seront encore là, ils crèveront pas avant nous, c’est certain, vu que sans eux, on n’est rien. Je m’arrête ici, sinon je vais commencer à parler comme une charretière – féminisation oblige – allé, Jeep, comme tu l’as fait, fais encore ça bien, les arbres, la terre, le humus, et tout le cirque, je te vois encore assis devant tous, à m’écouter dans mes premiers pas, c’était important mais ça, c’est comme la mort, on ne s’en rend compte qu’après. Ciao.

Ecriture automatique – A Jeep Novak – 29 septembre 2019

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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