Ecriture automatique – 26 mai 2019

Elle ne sentait plus la différence entre elle et l’extérieur, il n’y avait plus de frontières, l’infiniment grand se confondait avec l’infiniment petit, l’amour avec l’indifférence, le rien se mélangeait au tout, elle voulait crier mais son cri se perdait dans le silence, elle voulait toucher mais ses doigts étaient poussières, la joie elle-même fleurissait dans la tristesse et la tristesse s’invitait à chaque dîner de la joie, il n’y avait plus de bulles possibles, cette paroi infime, fine ou elle ne savait comment la qualifier, qui la protégeait et la séparait du monde, n’était plus, elle pouvait se mettre dans toutes les positions possibles, rien ne la recréait, elle avait touché quelque chose qui l’avait fait éclater et ne connaissait pas ce que le monde manipulait avec aisance, elle n’avait jamais voulu jouer un rôle et se retrouvait malgré tout dans un spectacle où les bouches gesticulaient sans produire de sons, il n’y avait plus de différence entre la musique et le silence, entre l’explosion qu’elle appelait et le calme plat, elle voyait les malentendus qui la pressaient au silence, elle entendait toutes les trahisons qui la poussaient à fermer les yeux, elle ne savait plus ni le chemin ni la plaine, ni le plein ni le vide, ni le ciel ni la terre.

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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