Ecriture automatique – 27 mars 2019

Faisons-nous jamais autre chose que jouer à l’amour incapable de le faire. Survivrai-je ? Les voix s’embrument – 1/4 d’heure que je cherche cette putain de bic. Alors que les putains, ça devrait toujours être dispo, là, faire acte de présence. Un quart d’heure que les mots mâchonnent dans ma bouche jusqu’à ne plus avoir aucun goût, vieille chiclette – au suivant s’est-il sûrement dit, le nom, je vais m’extirper de ma vie comme d’un mauvais pas, aller à la rencontre de tout ce que tu n’es pas, emmène-moi danser, à défaut d’amour, quelques pas, même dans la vie hors de l’amour, on mime l’amour, je préfère aller right to the point – j’adore sentir ces mots danser dans ma bouche, pour dire, eux, ils savent danser, c’est pas comme nous, les violets, à ton idée, d’appeler une couleur ainsi, on se balance les uns les autres on se chevauche, mais danser c’est autre chose, car peut-être si on dansait, ça serait ça aimer, y a que ça, à la bouche, aimer, cette chose impossible, alors à quoi bon en parler ? Parlons de la guerre, parlons de la faire,  parlons de la pauvreté, de la méchanceté et de la bêtise, voilà de vrais sujets réels, profonds et accessibles, le bout de gras, que celui-là s’est octroyé, l’admiration cachée des mauvais coups, mais alors l’amour, arrêtez, on a une overdose, tellement qu’on doit foutre la merde dans le monde pour s’en protéger, parler de cette chose impossible, quel gavage inutile, on arrache les arbres, on affame les vieux, on bousille les enfants what else ( ah j’aime aussi ces deux mots dans ma bouche sorry sorry) voilà des activités utiles, dignes d’intérêt, votre nombrilisme amoureux, ras-le-cul,  meeeeeeeeerde – quoi que sait-on de l’arbre qu’on arrache ? de la plante qu’on torture ? Savons-nous qu’il et elle envoyent des messages à ses pairs pour les prévenir, vraiment, mais qu’est-ce cela ? Penchez-vous, penchez-vous, plus près encore, qu’est-ce cela sinon sinon sinon l’amour ? (Renaître de ses cendre vraiment ? ) non mais rien à foutre hein, vraiment que les arbres continuent à s’aimer pendant que nous les violets, on se fait la guerre – car c’est le prix de notre supériorité – que dis-je? – le cadeau, le trophée, la richesse – de courir après le néant, de cultiver l’indifférence comme un jardinier masochiste, rien à battre tant que tout est à abattre, ça fait du boulot, on ne voit pas le temps passé, parce que quand même, le temps, c’est le pire ennemi, ça bouffe tout, quoi que tu fasses, le temps le bouffe comme un nouveau pauvre de nos pays développés en grosse marmite. Le temps c’est bien là que se logent toutes les horreurs et les sentiments, pouah, prends ton téléphone et passe ton carnet d’adresses, y en aura bien un.e qui sera prêt.e à creuser la cruauté du monde – non je rigole, j’aime la vie, les gens, le printemps, le monde le mmmmmmmmmmmmonde, ça me rend bègue, j’aimmmmmmmmmmme le mmmmmm …. les gens, mes voisins, ceux plus loin , puis parfois non , on ne va pas recommencer. Si ça t’amuse, recommence au début de cette logorrhée.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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