Ecriture automatique – 24 février 2019

Je ne peux te donner que ce que tu as déjà. Mes mains ne peuvent aller plus profond que ton regard. Il faut mourir sans cesse pour ne pas mourir. Je l’ai souvent dit et écrit : mon désir qui rencontre parfois ma jouissance est un soleil vers lequel je me dirige, ferme – tout droit vers le soleil – et sans cligner des yeux – mes ailes ne brûlent pas, je n’en ai pas – la jouissance n’a d’yeux que pour elle-même et c’est bien cela qui est pour beaucoup insupportable – s’arrêter au chevet du désir de chacun, allumer un cierge pour sa survie, grelotter assise genoux à terre pour prier pour la paix de son âme – et quoi encore ? Mettre sans cesse de l’eau putride dans le vin de ma joie en raison de son indécence ?
Bref : je ne porterai les valises ni de la honte ni de la pitié – je porte ma jouissance comme un Sisyphe heureux de savoir que demain, tout sera à recommencer.

photo autoportrait « juste envie de dire »/retouche Frédéric Darras

51068952_324569524830168_3581502219440095232_n

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s