Ecriture automatique -18 février 2019

Ta peau entrait dans ma peau
Celle d’un cadavre se ramollit avant de se figer
Ici rien de la mort que cette capacité de la peau à fondre pour entrer dans un autre état, se figer dans la peau de l’autre.
On ne maîtrisait rien et c’était délicieux de ne jamais aller là où nous avions décidé d’aller.
J’avais envie de saisir des blocs de chair – tel Shylock amoureux – pour les mettre en moi, entre mes côtes, mon ventre, – le sang coulerait mais le mien. 
C’était de la douce dévoration.
Nous ne nous gavions pas.
Après, nous voguions sur un bateau en pleine mer calme – un peu perdus – les pieds bien sur terre – chacun jouissait de soi en l’autre – c’était infiniment doux malgré la violence de nos gestes – la terre restait humble – la distance parfaite – pleine lune dans un jour ensoleillé – mes doigts entraient à ton insu dans ton corps, à l’intérieur de tes bras, ce n’était pas des caresses, c’était une fouille de laquelle mes mains n’espéraient sortir qu’elles-mêmes. Ma langue que ma langue. Plus haut il n’y avait rien. On pouvait tout y mettre.
Je t’enfonçais profondément en moi – me cherchant – il n’y avait rien à dire d’autre que m’enfoncer en toi, mes doigts, mon ventre, mes épaules – complètement intégrés, comme dans un bain chaud.

 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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