Ecriture automatique – 20 décembre 2018

Combien de fois dans ma vie n’ai-je posé la question « y a-t-il quelque chose à sauver ?  » et je connaissais la réponse – tout en ne sachant pas l’objet concerné – je me suis dit mille fois il n’y a rien à sauver – On me dit « sauve ta peau »  et je n’arrive qu’à en sauver la moitié – Je me promène à moitié nue – « ne reste donc pas toute nue tout le temps » – l’éternelle ritournelle d’être là où l’autre n’est pas et de ne plus y être quand il y vient – j’ai énormément chanté la comptine « lundi matin, le roi, sa femme et le p’tit princeeeee… » et le plaisir de dire  » laissez-moi me reposer » à la toute fin … comme une claque mais les claques, c’est à la main que ça fait mal. Donc il n’y a rien à sauver. C’est la seule solution. Celle qu’on peut diluer dans chaque minute , chaque heure que l’on passe à ne rien sauver – à sauver en ne sauvant rien. Ce sont des atomes qui sont inaccrochables –  Arrête de lancer toujours plus loin – l’autre moitié de ta peau se déchire – j’ai lu la peau, c’est le moi profond – quand on dit « ça s’enfonce comme des ongles dans la peau ». Et les ongles ? On dit le contraire de ce qu’on pense – comme ça, c’est plus drôle – et on regarde les autres danser – moi en l’occurence – c’est un jeu auquel ma fille adorait jouer plus petite – Dire oui quand c’est non, non quand c’est oui, la danse des oui-oui-non-non, jamais de peut-être c’est trop tiède.

Ca fait une semaine que je dois écrire cette phrase « combien de fois me suis je dit il n’y a rien à sauver » et le calme et le sommeil que cela procure ce n’est pas pour rien qu’on dit « sauve ta peau » ce moi profond, c’est pas pour rien qu’on se maquille, si jamais je touche ta peau je te pique, ma peau touche ta peau, moi profond contre moi profond, et parfois le néant, parfois du faux, la peau comme le jeu du contraire, la peau un mensonge volontaire, alors glissement, force gravité anéantie, il y a toutes les autres peaux qui font comme un tambour, ça fait boum boum, ce sont les coeurs,  ça berce ma peau, ma moitié de peau, mon quart de peau, ma peau de vache à ne pas sauver, tendus nous nous efforçons de ne rien sauver – comme des assoiffés qui arrêtent de creuser la terre voient leur soif disparaître, mec, c’est ça, ça disparaît, c’était juste un mirage, ma soif, car je vis dan l’eau, mec, je vis dans l’eau, je vis dans l’eau, je vis dans l’eau.

FIN DU CARNET

Photo JNG – https://www.instagram.com/jngphotographer/8O4A9921 copy

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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