Alors je me suis Tu – 11 août 2018

Ton corps était contre le mien
Alors je me suis Tu
Bien haute tenir la réalité
Pour qu’elle tienne tête aux rêves.
Tu m’envahissais
Il n’y avait plus d’espace à dire
Alors je me suis Tu
Dans tes yeux je ne me voyais plus
Et dans les miens s’étaient enfermées des choses indicibles
Alors je me suis Tu
Tu naissais en moi
Comme sans doute tu le faisais à chaque fois
Alors je me suis Tu
Et malgré tout la réalité volait bien au-dessus du monde
Alors je me suis Tu
Dans le labyrinthe de notre rencontre
le désir restait intact
A deux nous le regardions  – du bout des doigts –
Sans nous voir
Alors je me suis Tu
Demain doit encore éclore
Et donner à boire à notre jouissance
Ma soif inextinguible contre ta faim soudaine,
Ton pied sur le mien
me fait aimer l’instant
Alors je me suis Tu
Ma gorge asséchée laissa la place à mes mains tendres
Toujours craintive que ses mots ne te noient
Elle écouta les histoires en les imprimant dans chacune de ses cordes
Il me fallait réclamer plus de violence et plus de tendresse,
mon corps au centre d’une contradiction dont ta main accepta le défi
Alors je me suis Tu
Le désir nous regarde comme ses parents
Qu’on aille le coucher
Alors je me suis Tu
Je me suis allongée à nouveau contre toi
Et je me suis Tu.

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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