Ecriture automatique – 20 juillet 2018

Si je te disais qu’à certains moments

Il y a tout qui fuit

Que l’eau se transforme en lave

qui brûle mes yeux

Que devant moi c’est un paysage désenchanté – sans oiseau , où il n’y a que des cages

Que mon corps lui-même se transforme en une chose informe – tout me dérange, et les creux et les vallées

Que ma voix est celle d’une corneille, une chose en trop

Si je te disais alors que pour remonter à la surface mes mains s’agrippent dans le vide.

Et que je me sauve sans le savoir en fermant les yeux

Que je ne laisse vivre que mes mains alors

Que je ne laisse vivre alors que mes doigts et que d’eux seuls alors je supporte la langue-plainte.

 

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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