Ecriture automatique – 23 juin 2018

Des heures se présenteraient à nous. Comme à chaque fois. Les secondes seraient violentes et les minutes profondes. Nous fermerons les mains pour les retenir comme on presse le sexe désiré. Les minutes seraient légères et les secondes brûlantes. On les mangera, munis de nos yeux et de notre peau – Proches, tout sera aboli, l’instant seul trouvera grâce à nos yeux – et puis, tout s’envolera, il nous faudra à nouveau voir à distance, il faudra que la bouche cède la place, que nous retournions là où nous existons, cette petite mort qui sera comme le paradis, cette éternité enfin supportable, cet espace infini dans une chambre – nous n’en savons rien – on y laissera peut-être une main – au cas où – pour caresser la joie et nourrir ces secondes – la porte refermée, nous nous perdrons peut-être, heureux de s’être découverts.

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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