Ecriture automatique – 17 juin 2018

Tu vas t’asseoir et écrire ta putain d’écriture automatique. L’habitude et l’ordre se ressemblent, sont complices, se confondent. Il va falloir aller le chercher ce mot qui se cache dans mes viscères. Mon désir est dans tous mes pores et non seulement dans mon sexe. Le remplir demande une patience d’ange. Coupure de courant entre ma pensée et ma main – elle court seule sur le papier les mots restent dans mes oreilles, c’est insupportable, assourdissant, tout à l’heure, je suis passée dans la madeleine de Proust ma madeleine de Proust à moi est un long couloir où règnent une odeur de gauffre et une résonance particulière, et je sentais mon visage se contracter au fur et à mesure des émotions qui y prenaient leurs vacances je n’y étais pas allée depuis tant d’années, dans ce couloir et ces émotions, plein de phrases me rendent visite en coup de vent, je n’ai pas le temps de leur offrir un verre ni même de leur expliquer mes réelles intentions, je m’endors avec des frissons de musique dans le cou, mes jambes sont hautes, ma tête est basse, la tristesse passe sa langue sur la joie, et la joie lui rend ses caresses, frissons, je ne suis pas femme à aimer un homme, ce serait tellement plus simple mais rien en moi ne supporte les choses simples, il faut toujours un noeud où ronger son os comme dans les intestins de la petite fille, demain je m’attache – au piano – ça calmera les baisers incessants des deux qui ne me lâchent pas – Hé toi ! Tu m’as bien lue – je suis nue comme tu n’imagines pas – c’est mon désir qui me déshabille – quoi qu’en pensent ceux pour qui je peux aller me rhabiller – mon énergie, c’est ma force et ma faiblesse, elle me dépasse d’une tête – au moins. Je me rattrape sur les fraises sucrées qui sont d’une obscénité sans non – je les aime et je les mange – on ne m’aime pas, je ne me laisse pas manger – c’est donnant donnant – done done down dawn, freedom – Que les choses soient compliquées ! Je sens bien que je m’échappe au lieu de rester là, plantée, tranquille, non, je m’échappe, j’ai peur de m’attraper, la pièce vide, en même temps il y a des moments où je me repose, COMME une princesse, c’est pas voulu, je n’en suis pas, je fais pas exprès, après, dès qu’une feuille morte ou pas passe, je peux pas m’empêcher de la suivre pour qu’elle me caresse.
Chaque nuit différente et qui ne déborde pas sur le jour – I WANT.pasmal2

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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