Écriture automatique – 1er mai 2018

Je suis fragile. Non je suis vragile. Je suis même vra’ile. Je suis quasi vra’i’e. Je me casse. Je me gasse. Je me ‘ass. Qui est en moi ? Je ne m’agace même plus. Mes bras portaient les fruits. Et je suis un tronc vide. Enfuiez-vous. J’ai la gueule aussi laide que la mort. J’essaie de me dépasser mais mes racines me rattrapent, m’étranglent. C’est dangereux des racine sans la terre. J’ai la gueule tellement laide que mes yeux transpercent la saleté omniprésente et me salissent encore plus. La nuit se couche sur moi mais ne me fait pas taire. Je hurle comme un loup et je fais peur à tous. Je prends la laideur entièrement en espérant capter un peu de lumière. Elle reste hors d’atteinte. Teintée de rouge. Parfois tout s’autodétruit en quelques millièmes de seconde – comme un miracle renversé – on ne peut rien y faire – on a le visage laid un point c’est tout. La nuit n’y changera rien. Le loup non plus. Le temps non plus ni l’espace. Ma gueule non plus. 

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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