Ecriture automatique – 11 octobre 2017

Et l’image de nos corps entassés après l’amour dans le lit rectangulaire s’imposa à moi comme un plat laissé à l’abandon sur une table de restaurant, un bout de viande oublié au milieu. Toute cette énergie dépensée, par nos cellules, par les cuisiniers, perdue sans accomplissement. Nos maux croisés ne produisaient plus de sens. Nos corps étaient trop encombrés, les restes de viande trop encombrants pour que nous puissions les engloutir pour de bon. Nous étions dans un NO MAN’S LAND de la nourriture gaspillée. Il fallait commencer à se prendre au sérieux. Penser en terme de dépenses et de profits. A avancer les pions sur les dessins de nos maux. A choisir parmi eux lesquels correspondraient le mieux. A avaler les restes froids, les sélectionner pour nos repas à venir. Nous étions un tableau de natures mortes. Nos maux croisés ne formaient rien ne tissaient rien ne s’accrochaient pas. De là où je nous observais, nous ne bougions plus, ou si peu, en attendant que l’on vienne nous débarrasser.

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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