Ecriture automatique – 29 septembre 2017

L’eau, ça crée l’espace. Ca gonfle les corps qui ne seraient que poussières. L’eau ça pénètre entre tes côtes et mes mains la suivent j’écarte tes côtes et me baigne dans l’océan de ton corps – un je ne sais quoi de différent du mien – je n’y suis pas chez moi et pourtant j’y reste. Mes mains continuent leur voyage interne en suivant l’eau qui gonfle ton corps à présent, elles traversent le désert de ta peau et t’assoiffent – je deviens poisson, je glisse entre tes jambes, l’eau me rappelle que je ne suis que poussière, dans un mois, dans un an, j’en dépose quelques extraits, sur toi, en me couchant, sur toi, mes mains toujours dans la traversée de l’océan, le mur de la réalité, une dimension qui nous apparaît parfois, par éclair, je continue l’exploration de tes côtes inhabitées, avec le délice de la soif inassouvie pendant qu’une main étrangère entre dans les miennes en amont d’un amour toujours perdu, et, écartelés, dans l’impossibilité d’appartenir, nous jouissons de notre histoire.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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