Écriture automatique – 25 Septembre 2017

La folie, je la sens. Ne me demande pas pourquoi. Je la sens arriver comme l’orage et le printemps. Je la sens comme on respire une fleur. Son parfum flotte dans l’atmosphère il est inquiétant car il ne se pose pas là où tout le monde est. Il part ailleurs. La folie, je la vois, je la regardais tous les jours auparavant yeux dans les yeux du miroir et je ne sais pas pourquoi elle m’a quittée, la folie je la respire à pleins poumons comme un bol d’oxygène dans le monde de la gêne la folie je l’habille je la porte, tous les jours dans mes mains, je me calfeutre avec elle car elle tient chaud, la folie ce n’est pas la bêtise ni la méchanceté, s’il y a bien une chose que je ne suis pas c’est folle, pourquoi la folie m’a-t-elle laissée tomber dans le ruisseau de la clairvoyance qui fait si mal aux yeux la folie reprends-moi reprends mon corps comme habitat, je te sentirai, te cajolerai, mais à ma porte, on frappe, la bêtise du monde s’invite à ma table et dehors, la folie claque des dents. Si, au moins, elle m’avait écoutée.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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