Ecriture automatique – 11 septembre 2017

Tu voudrais que tout se passe dans le meilleur des mondes mais le meilleur des mondes te rend mauvais. Tu voudrais que tout se passe dans le meilleur des mondes mais le meilleur des mondes t’attend, caché derrière un arbre. Prends garde. S’il te saute dessus, tu deviendras un spectre de toi-même, si tout glisse sur toi comme une drogue visuelle, tu seras creux comme un arbre mort – un os à ronger tout au plus. Tu voudrais que tout se passe dans le meilleur des mondes mais le monde est à expirer jusqu’à plus d’air. Tu voudrais que tout se passe dans le meilleur des mondes mais ce monde est sous terre. On n’y vit pas on y expire, ad vitam aeternam, son dernier souffle. Tu voudrais que tout se passe dans le meilleur des mondes mais ce monde est sans regard – et le tien fuit – Tu voudrais enfin que tout se passe dans le meilleur des mondes, ce monde où les châteaux sont de sable et les sentiments des manteaux que l’on retourne sans cesse, Tout voudrait que tu sois le meilleur des mondes mais tu n’es que toi, indéfiniment toi dans le monde que tu te fabriques et qui ressemble à une vieille église dont la voûte est brisée et laisse passer la lumière. Laisse passer la lumière, laisse passer la lumière, laisse pisser le temps, laisse pavaner la bêtise, laisse passer la lumière
laisse passer la lumière
laisse passer la lumière
la lumière qui fuit

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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