Écriture automatique – 28 août 2017

Une tristesse me vient de tous les impossibles. Les chemins empruntés comme des culs-de-sac. Des culs dont on se lasse. Le mien. Le tien. Lequel peut se vanter d’être sans fond ? Ce qui l’est, ce sont les chemins qu’on creuse avec les doigts – les ongles remplis de saleté du genre humain. STOP. Aucun chemin. Aucun ongle sale. Aucun creux. Rien. Strictement rien. Strikkkkkk-te-ment rien. Juste toi comme une mouche qui grésille autour d’ampoules grasses. Semblant. Semblant. Sang blanc. Je le saigne à blanc, à sec. Pour rien. Rien que du néant car je suis néant. Tous. Sang blanc Sang noir. Noir ou blanc. Jamais. Noir et blanc. Sang blanc comme le point de vue que l’on n’arrive pas à quitter, vissé à son point de vue vicié, sa peau, son histoire, sa langue. Et quand le silence revient, après l’avoir quitté un instant, tirée par la langue, l’histoire, le point de vue de l’autre, on y retombe aussi sûrement qu’un tas de graisse qui tombe sur le sol. Mais ces moments où je me glisse en toi, où tu te fonds en moi, où on se touche dans la recherche d’un trésor enfoui quelque part dans le néant, ces moments où mon sang blanc rencontre ton semblant, mon semblable, caché, ces moments où «ça» se crée. 

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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