Ecriture automatique – 26 août 2017

J’ai envie de dire : ne compte pas sur mes jambes pour tenir debout. Puis il y eut ce geste de fermer le cahier et de me taire. Un chat passe. Les dieux me font rire à croire qu’ils sont immortels et intouchables. A vivre dans leur monde inaccessible. Et chacun croit être le dieu de l’autre alors que c’est juste son regard qui ne porte pas assez loin. Ne compte pas sur mes bras pour porter ta mémoire, ton fardeau. Car mes bras sont faits pour serrer des corps vivants et non des cadavres évanescents. Ne compte pas sur moi pour faire bonne figure, contre mauvaise fortune bon coeur, je ne connais rien d’aussi laid que la bonne figure repassée par la société – celle qui s’excuse d’être lâche, celle qui veut que tout se passe pour le mieux sans rien lâcher de sa lâcheté.
A part cela, les fleurs sentaient bon, il y a du pain sur ma planche, je ne mourrai pas de faim demain.
Mes mains s’ouvrent et laissent filer entre leurs doigts les mots qui blessent mais dans leur chute, ils disparaissent dans la terre pour rejoindre les nappes phréatiques et y laver leurs traces de sang.

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Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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