Ecriture automatique – 21 août 2017

J’ai rêvé que j’avais un téton sur le milieu du ventre, à la place du nombril, comme un doigt accusateur. J’essayais de le décoller mais il faisait partie de moi. Et je le sentais alors comme une chose en plus. en trop. mais attachée à moi. Etait-il là pour me rappeler ma féminité ? Ma maternité ? Etait-il là comme un sexe masculin en érection ? Que me voulait-il ? Il me troublait comme une partie de moi-même inconnue. Et il me semble qu’il s’accompagnait de reproches d’une voix lointaine. j’ai oublié ses mots. Le téton aurait pu lui aussi se transformer en bouche et commencer à parler. Au lieu de ça, je me retournais sur le ventre pour le cacher. Et ce sont mes fesses qui faisaient barrage. Le téton pouvait expirer, crever, être asphyxié entre mon corps et les draps, il pouvait s’infecter, devenir furoncle, plaie ouverte et purulente. Mais non, quand je le regardai à nouveau il était toujours là bien en place et je sentais ma respiration difficile à calmer. Je ne m’en souviens que maintenant comme une chose vécue et aussitôt oubliée, comme si en se souvenant, on étirait la vie, on la dépliait en redécouvrant des parties dans l’obscurité des plis, et finalement, comme à chaque fois jusqu’ici, je me réveillai.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s