Écriture automatique-24 juillet 2017

Il y a des trous qui nous comblent. Il y a de drôles de choses. J’ai oublié mon carnet, mon carné, ma viande, ma peau. Celle qui me protège, celle où je me mets à nu. Parfois on a envie de plonger dans le trou. D’y passer la langue. Quand je te regarde de tout près, ça me fascine. J’aime tes centimètres. Je t’aime par centimètre. J’entends ta voix qui râle et ça suffit à mon silence. Elle suit ma jouissance. Quelque chose obscène mise en scène le reste-elle ? Il y a des trous qui me comblent et je me concentre là-dessus. Comme une ligne mélodique dont je suis l’intensité sans creux. Un jour, peut-être, je parlerai. Dans tous les cœurs le même serrement. C’est pour cela que je parle au je sans doute. Ma main aura déjà fait sans fois le tour de ta peau. Je gonfle dans le trou qui est le mien. Sans doute ai-je des tentations d’invasion sans dictature, le miroir est trouble mais survit. Tous les corps en brouillard sur la ville pourraient régner gaiement sans se marcher dessus, alors que les cerveaux. Je pense à tout cela pendant que je pense à ton ventre, cette ville où un brouillard persiste, une diversion avant de laisser éclater l’orage, si je n’aime que par centimètre, c’est que mes yeux n’arrivent pas à t’englober. 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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