Écriture automatique – 20 juillet 2017

Ouvrir le carnet se faire du bien par les mots par les caresses sur le papier mâché de mes désillusions, englouties, terre ce mot qui revient quand je parle, peut-être je le comprends mal et la terre me crie taire, vas-tu te taire, finalement la maladie c’est cela, et la mort sa victoire, qui nous ensevelit sous terre, les choses souterraines à mettre sur le sol, est-ce cela que je cherche, je m’amuse à mettre dessus ce qui est dessous, sous moi, sous moi il y a la promesse de tes mains qui déjà me chatouillent, oui les mots sont toujours les mêmes, qu’importe, chaque main est, elle, différente, et façonne mes maux différemment, la mort disait-on, sonne faux, il est vrai d’autant plus quand on s’en approche, irréelle, elle vacille, maintenant ce sont tes lèvres qui se promènent, ta salive comme une laisse qui m’attache, ton sexe un pont entre nous où se comprendre – peut-être- en-dessous y passe ma fontaine, claire, joyeuse, je perds le fil de la promenade en regardant cet os près de ta bouche qui me rappelle à ma nature, quand mes mains toucheront ta nuque, les travaux seront finis, on s’endormira sur le bord du chemin avec vue sur la mort. 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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