Ecriture automatique – 18 juillet 2017

Nous jouions avec le feu mais avec quoi pouvions-nous jouer d’autre, nous humains sur une planète perdue ? Le feu nous avait appris le soleil, je tirai les rideaux. Et le soleil nous éblouissait à chaque fois, ânes que nous sommes, nous n’arrivions pas à le contourner. Puis le feu arrivait parmi nous. Entre nous. Nous séparait parfois et parfois nous brûlions ensemble. Nous jouions avec le feu car nous ne connaissions pas l’eau. Nous avions soif sans le savoir. Alors nous préférions nous brûler que de sentir cette sécheresse au fond de nos entrailles. Tu allais ma flamme, j’allumais la tienne et à notre surprise, un jour, en jaillit une fontaine. Nous jouions avec le feu, nos mains brûlées de nos extrêmes, nous courions ainsi sur une terre désertique, quelle était-elle, cette terre qui buvait nos pieds, nous les allumettes dans les yeux, tout de rouge et d’ocre, la fontaine revenait et nous restions assoiffés de jeux et de délier nos pieds de la terre, on montait dans les arbres et nous nous prenions pour ses racines, le jeu était sans fin, notre faim était notre pain quotidien, celui qui nous levait tous les matins.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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