Ecriture automatique – 17 juillet 2017

Tu as de fameuses fossettes – j’ai de fameux fossés. J’ai de faux fossés comme tu as de fausses fossettes. A quoi joues-tu ? On fausse le jeu, on fosse le jeu, on crée un fossé entre nous. On joue au vrai en sachant que c’est faux, faux dedans, en plein dans le mille, mille faux valent bien un mort, PAN, pour une vie sans, je plâne dans de l’air que tu caresses, sans cesse, ne cesse pas, tes fossettes chatouillent mes fossés, mes fossés se creusent devant le creux de tes fossettes, mes fossés font semblant, ils sont verdoyants, je ne les connais pas, je les regarde juste de temps en temps, les yeux dans les yeux, on évite de parler, de faire fausse route en pensant dégager le terrain, ce serait en vain, j’aime mes fossés comme tes fossettes et sans doute n’y sont-elles pas pour rien. Mes fossés sont là mais l’herbe y pousse à présent, bientôt peut-être le printemps, bientôt qui sait l’été ? Mes bras sur mon corps préparent la moisson, moi – son, son de blé ou son de toi, son faux qui n’existe pas, je tire le fil il ne s’arrête pas, qu’il dure toute la nuit, en aurais-je la force, je chanterai sans doute, pour étendre tes fossettes, les entendre ding-donguer d’un côté puis l’autre. Il n’y a pas de fin, la longueur de mes mots est kilométrique.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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