Écriture automatique – 17 juillet 2017

Je suis devenue ce que j’étais. Décousue, arrachée, je me retrouve, je pense, si on traçait le chemin de chacun pendant une journée, vu du ciel, quel joli dessin. Feu ! dit le désir. Que se passe-t-il ? répond l’intrus. Je suis devenue à l’extérieur ce que je suis à l’intérieur. Ma peau s’est retournée elle est opportuniste du désir, je retourne mes organes et rentre ma peau à l’intérieur, je fais peur, je bois et je perds le je. Il n’y en aura plus, promis ! Elle promet mais ne sait pas ce qui l’attend. Ce qui se tend entre tous, autant que vous êtes, comme des fruits tendus à ses mains grandes ouvertes, elle -mort. Les fruits tondus. Contournement de l’histoire, elle n’est pas finie tant que sa peau sappho sa faux sera seront, serront l’étau pour que le désir dure. Sauver manger retourner, tout cela, ce ne sont que des verbes. Mais désirer. Mais vivre. Ce ne sont pas des verbes. Ils prennent corps rien que de les prononcer, ils sortent de notre ventre et se gonflent de tout ce qui passe. Et les fils, vus du ciel, continuent à s’étendre, formant une toile dont personne ne connaît l’araignée. Ça forme de petites cases où chacun entre mais ça forme aussi des figures inconnues, et ton visage, dans toutes ces lignes, se reconnaîtra-t-il ? 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s