Ecriture automatique – 14 juillet 2017

Nous sommes des élastiques ne sachant s’il nous faut nous tendre, nous lâcher, je suis une corde qui ne supporte plus le moindre insecte mais tout-à-coup ça vibre en moi, une chaleur dans le fond de ma gorge l’eau qui monte sur le bord de mes fesses. Ce sont mes mains qui pensent à –  te toucher. Alors la corde n’existe plus, pour un instant toutes les lianes sont souples et mes mouvements ont la chaleur de ton corps. Parfois je n’en ai pas besoin. Parfois je vis pleinement ma température est suffisante sans avoir recours au corps d’autrui. Mes mains glissent dans des chemins souterrains, asexués, limpides, caverneux, c’est la fête de la vie sans personne. Juste parce que je sais que demain on ne sait pas. Ca fait appel d’air. Mais quand je pense à mes mains qui pensent à ton corps, il n’y a pas de demain. La chaleur envahit tout l’espace sans que rien ne puisse s’y glisser. C’est un corps-monde. C’est un corps-espace. Il y a juste une petite ouverture, une porte entrouverte, une fenêtre pour me rappeler au lendemain qui dévorera aujourd’hui. Festin auquel j’assisterai, fascinée, prenant note et musique, et la quinzaine suivante, j’irai chanter sur les tombes de nos corps perdus.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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