Écriture automatique – 9 juillet 2017

Tout-à-coup, elle prit peur devant cette réalité qui ne sera jamais celle d’un autre. Elle eut peur des mots, elle eut peur des gestes, elle eut même peur de ses propres regards. Justement elle ne voyait plus rien, ses yeux, incapables de se poser sur autre chose qu’une page blanche, son désir pendant à son cou nu, son con assoiffé de rien, elle désirait le monde, le mettre entre ses jambes, les hommes un à un l’indifféraient, elle avait quitté, détaché, décollé, déchiqueté l’image de l’un particulier qui comblerait le tout de son être, le multiple l’attirait comme une source un animal, elle occupait de plus en plus d’espace, elle le savait, cette expansion permanente d’une force inouïe, elle ne voulait plus la combattre car, se disait-elle, elle, d’avoir pris de telles dimensions, finirait par éclater, ce MOI, par imploser, dégonflé ce serait le repos, son repos, sa guerre alors qu’elle aurait gagné. Et si elle n’était plus rien, alors, alors peut-être commencerait-elle à se connaître. Si alors elle n’était plus rien, ce serait d’avoir touché le tout, le multiple, si elle n’était plus rien, cela la comblerait enfin. 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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