Écriture automatique – 6 juillet 2017

Au-delà de ce sexe, les beautés s’annulent. Le monde en abattoir à ciel ouvert. Il y aurait une histoire à raconter, ça se saurait. Elle aimerait fumer ou boire – quelque chose qui ferait écran. Des gestes à effectuer à la place de. Il lui restait la voix qu’elle faisait résonner toute la journée comme un oiseau, hurlant au danger imminent. Je les entends le matin avec leur trompette annonciatrice. Elle ferait l’oiseau de cette seule chose qui lui resterait. Les murs seraient quasi transparents comme sa robe. Les journées passeraient inlassablement à travers eux, à travers elle. Ce serait comme si elle vivait au ciel – dans ces images de l’enfance. Elle serait toujours nue, sa robe un voile qui la suivrait fidèlement sans pression. Rien ne l’atteindrait. Elle embrasserait les murs, les arbres, l’eau, les fruits, les sons. Les mains seraient douces de ne jamais toucher par obligation. Elle serait elle serait elle serait heureuse de ne point vivre.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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