Ecriture automatique – 5 juillet 2017

Tout ça me fait peur. Je suis loin de sauter derrière. La remorque attachée se détache. Je n’ai plus le courage de ne pas faire tache, de faire la tâche, je ne peux plus m’a-tâche-er je me dé-tâche de toi, j’enlève la tache, tu m’as a-tache-ée, je ne supporte plus, je  ne tâche plus de porter quelque chose dont je ne veux pas, je t’ai tout-à-coup trouvé grossier, à vouloir m’engrosser d’une histoire dont je ne voulais pas. Les femmes ne font que ça, s’engrosser d’histoires dans lesquelles elles ne se retrouvent pas, et ça finit par les gonfler, les hommes en sont toujours étonnés. Je suis désolée, dé-so-leil-lée de ne pas être foutue de porter l’histoire jusqu’à l’arrivée, qu’elle m’échappe des mains, qu’elle me glisse entre les doigts parce que je cours, parce que je marche vers autre chose, la sol-eil-itude peut-être qui est un lit où il fait doux sans grain de sable, je suis dé-soleil-lée de tout cela, que l’été soit solitaire, merveilleusement bien solitaire, soleil-taire, terre, le silence, le temps si lent alors me caresse, je ne tâcherai plus, je ne tacherai plus, je ne tache plus, aucune tache aucune sur ton tablier blanc.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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