Écriture automatique – 26 juin 2017

J’aimerais que les murs soient des éponges qui absorberaient la réalité, j’aimerais que tu sois nu devant moi mes mains des aimants tendus vers ta peau électrique, j’aimerais que mon désir ne soit pas suspendu à la corde du hasard, j’aimerais que tes fesses rebondissent face à

ma

tristesse, j’aimerais pouvoir soupirer comme les planètes, j’aimerais te voir en squelette, j’aimerais que ma langue joue autant que mes yeux et passer entre chacune de tes côtes, j’aimerais que tu sois un infini de tois j’aimerais baillifourner, fantasmaimer, écrassusciter des moments où j’aimerais absolument et sans hésitation, mordre dans la chair qui se présenterait à mes narines affolées, j’aimerais torturer la torture et lui faire avaler ses outils nauséeux, j’aimerais tuer la mort à coup de faux, puis j’aimerais m’en laver les mains à ta source quand tu ouvres les yeux, j’aimerais boire la tasse de ton étant entendu que peut-être, j’aimerais ne jamais arrêter une phrase sans fin sempiternelle ni terne ni sensée, longue comme ta langue qui voyage sur moi, une rivière de nos pulsions vers la mer de nos désirs.Et je me t’es. 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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