Ecriture automatique – 25 juin 2017

Encore une fois la fin. Combien de faims dans une vie ? Rien ne glisse en moi – je suis un terrain accidenté où l’eau coule seule. Les incendies se font rares. Avec ou sang je ne sais pas. Je suis un spéléologue de l’espoir. Un spes-éologue qui a changé de vocation, qui ne cherche plus, qui est. Les fourmis sont là quand mon corps m’appelle. M’entendent-elles ? Accordéon sur le plancher. Accordéons-nous sur le plancher. Accord-déi. Accordéons-nous sur ton inexistence, sur ta lâcheté, sur notre absurdité, une bonne fois pour toutes, toutes les fois où c’est la fin, la faim, qui menace, qui gronde l’enfant que je reste, l’enfant que je suis.

En travers de la gorge il y a tellement de choses que seul l’oubli est l’ami. J’ouvre toutes les veste, pas la peine de te cacher. J’ouvre toutes les vérités même si elles me dégoûtent. Après je vais me rafraîchir dans le regard d’un animal. Je ne tends plus aucune main, c’est mon corps qui parle, il effraie, et fraye des chemins, les plus grandes déchirures, qu’on n’y changera rien, comme les fourmis dans mon corps, dans mes yeux, dans ces mains qui ne se tendent plus depuis qu’elles voient.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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