Écriture automatique – 18 juin 2017

Il fallait que ça arrive. Que ça vienne me claquer dans la gueule. Que crois-tu ? Tu te croyais épargnée ? Le bonheur est chèrement payé. Le bonheur est chairement payé. Le bonheur est payé de ta chair étalée. Tu as payé l’addition de ce bonheur. A chaque fois. Jusqu’à la nausée alors que nous y avions à peine goûté. Mais que crois-tu sale bête au fond de toi, que les gens que tu aimes peuvent s’en tirer tout seuls ? Je t’ai laissé un peu de temps, un peu de répit, je n’allais pas te laisser PASSER sans te foncer dessus. Toi, le bonheur, je t’écrase. Tu es insupportable. A chaque fois insupportable, je n’ai pas à te porter, à te porter bonheur, je n’ai pas à t’expliquer, je n’ai pas à te donner une chance, d’abord je n’y crois pas alors je te l’enlève – je te soulève de terre pour te plaquer au sol de la misère, confronte-le à présent ton bonheur, confronte-le avec le gravier qui écrase ta gueule, confronte-le ton doux bonheur avec la dureté du bétonné. Que croyais-tu, vraiment ? Que tu allais m’échapper ? Que tu allais pouvoir vivre des jours paisibles ici-bas sans que ce soit compté ? Je te le dis haut et fort: ce que tu penses est dépassé, tout est fini, déjà transformé, ton bonheur avarié, ton bonheur devenu avare, ton bonheur bavard, je le fais taire, je le trais, je tire un trait sur lui, un trait gros comme le caoutchouc d’un pneu, ton bonheur de peu. 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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