Écriture automatique-13 juin 2017

À un moment DONNÉ, on a commencé à PATINER. NOS PIEDS ONT GLISSÉ. LE TEMPS s’est refroidi. Il faisait tout-à-coup GLACIAL. On avait changé de saison –  L’espace était devenu une PATINOIRE où nous étions de piètres danseurs. Rester en piste était une question de vie ou de mort. Car l’air s’était également raréfié. C’était ÉTONNANT. INATTENDU. Je n’avais plus aucun SOUFFLE pour faire redémarrer le manège. La foire touchait à sa fin. Le cirque avait assez duré. Plus personne ne riait entre toi et moi. C’est les pieds GELÉS que j’ai quitté le navire. Embarquement immédiat vers un moi flou, changeant, lunatique, qu’importe. Le cul entre deux chaises, ce n’était plus un numéro de clown, c’était au bord d’un vide qui se dit rempli mais où il n’y a rien. Je tournai les talons. Ce n’est pas de la poésie. C’est de la crudité d’un jour: le départ. Le cul par terre d’avoir glissé sur le bord d’un espace où l’on se sent étranger – à ramasser toutes les crasses des jours qui défilent, son territoire saturé de tristesse, quitter le pays est une renaissance après s’être laissée crucifier – parfois  on glisse et rien ne casse – parfois on casse pour se sauver – la porte refermée, spectacle ajourné, faillite de l’entreprise, recouvrement de mon corps jusque-là oublié. 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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