Écriture automatique – 7 juin 2017

Il va encore falloir le sortir, celui-là. Tout droit du feu de la misère. Même les mots lui manquent. Comme une tendresse jamais reçue. Et l’autre, que va-t- il me demander ? Je sens bien que je suis sans fond. Un puits inépuisable. Une nuit profonde. Un océan où l’eau peut se déverser sans crainte de déborder. C’est autre chose qui déborde. C’est le feu. L’eau salée devient bouillonnante mais ne peut rien, pas brûler la terre. Le sable est indifférent. Son sable était indifférent à mes attaques. Le bord des fenêtres est toujours bien défini. Bien délimité. Rien ne déborde non plus. Il était comme cela. Inébranlable. Mais je suis un océan qui déborde par la fenêtre, dans mon corps ça chauffe. La fenêtre reste là, indifférente. Comme des yeux d’inconnus. Et quand tu océanes, je me fenêtre. J’ouvre et ferme les rideaux selon mon petit désir égoïste sans qui je serais ensevelie par le sable de l’océan, le sale de l’indifférent. Je ne peux être ni océan ni fenêtre de manière permanente, il me faudra encore me transformer entre les mains d’autres sortilèges, je suis l’eau qui bouillonne, je suis l’eau qui fuit. Je suis le sable qu’on n’arrête pas, je suis fenêtre qui s’envole et qui se regarde à travers l’océan, je ne suis pas un élément, non, je l’ai compris, qu’entre mes bruits aigus et mes puits sans fond, mille sortes d’animaux surgissent et sautent à travers la fenêtre.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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