Écriture automatique – 23 mai 2017

Ne ferme pas l’œil.

L’autre reste ouvert

J’ai rêvé que je rêvais

D’une chute, que je chutais encore je me réveillais

Je me réveillais du rêve d’un rêve d’une chute

C’était toujours les mêmes sensations – le froid – le gris – le lisse insoutenable – des fleurs crevées par toi tant de lâcheté, de l’acheter contre lâcheté.

Puis le corps à corps revient. Le désir de se glisser – de passer entre tes rênes – de subir entre tes mains – ce toi que je ne vois qu’à l’horizontal. Les paupières m’emportent effacent toutes les blessures, essuis glacés, dessinent le temps de leurs battements irréguliers.

Oui je pense que je n’écris que pour les aveugles ceux qui ont décidé de fermer les yeux pour plonger dans le désir

Oui je pense que je n’écris que pour les unijambistes de la vie clopin clopant sur leurs béquilles de cent lieux

Oui je pense que je n’écris rien les mots aussitôt tracés s’évanouissent comme des états de vie dont nul ne se souvient et qui flottent flottent flottent dans la chute de mon rêve.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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