Écriture automatique – 2 janvier 2017

Sauver sa peau. Son seul cuir. Il ne comprend pas. Mais moi je sauverai ma peau, si je te demande ton cuir, c’est ta peau que je veux. Sauver son cuir, se faire la peau, oui, entre ma peau et celle de l’autre quelle différence ? Un univers,  un fossé, une faille, justement. Sauver son cuir c’est toujours voir plus loin, c’est refuser de se mettre dans la peau de l’autre – s’y cacher, s’y oublier, s’y perdre – chacun sauve sa peau comme il peut, à sa manière. Certains la laissent au vestiaire. D’autres s’en contrefoutent, et de leur peau et de la mienne – C’est l’indifférence qui garantit la survie – que faire sinon la coller à celle d’un autre ? Peau-contre-peau contre le temps. Peau-à-peau petit-à-petit  – contre les crasses de la vie. Sauver sa peau, si c’était possible. Personne ne sauve sa peau, on la met aux enchères puis on abandonne. On sauve sa peau en la vendant à un autre ? Peut-être. Mais il faut garder en tête :On sauve sa peau sans sauver sa vie. On sauve sa vie en vendant sa peau. Sa peau. Pourquoi y tenir tant, et à sa vie et à sa peau ? On se sauvera car il n’y a rien à sauver. 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s