Écriture automatique – 27 novembre 2016

Ce que l’on dit on ne le pense pas. Ce que l’on pense on ne le dit pas. On dit des choses par peur de ne pas les penser et effectivement ce que l’on dit n’est pas pensé. Dire n’est pas penser. C’est pourquoi il faut toujours entendre simultanément le contraire de ce que l’on est en train de vous dire. Le direct penser-dire n’existe pas. Il y a plein d’arrêts entre les deux. Il y a plein de détours. Il y a plein de retours en arrière. Car dès qu’une chose est dite, elle n’est plus pensée, elle est coincée entre les mots, elle perd sa dimension de penser, et son contraire, ses ombres, arrivent et prennent la force de quelque chose qui n’a pas été dit, c’est-à-dire diminué en mots. 

C’est pourquoi il faut rire de nos mots – aucun dire ne peut être pris sérieusement s’il n’y a juste après lui un penser qui le suit, libre comme le vent et plein d’humour, qui lui chuchote tout ce qu’il ne peut voir. La prison-dire et le libre-penser. 

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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