Sans chemin – écriture automatique 2 octobre 2016

On ne sait jamais ce qui nous attend au tournant. On va peut-être quitter la route et tracer un nouveau chemin. Mais c’est difficile de tracer un nouveau chemin car pendant ce temps-là, que le chemin n’est pas fait, on flotte. Alors on se donne la main, on se fait quelques caresses mais impossible de se coucher. Pour aller plus loin, faut tracer le chemin. Même un transparent. Que personne ne verra. La paix sur le chemin. C’est pour ça qu’on vole au début d’une histoire. Au début d’une histoire, c’est pour ça qu’on flotte. Après, le chemin est tracé, alors on peut s’asseoir, on peut se coucher. On peut se reposer. On peut se reposer sur le chemin et on n’avance plus. Le chemin s’arrête. On regarde le chemin. On voit tous les défauts. Les défauts du chemin. Les faux du chemin. Le faux chemin. On perd l’habitude de tracer et juste après où le chemin n’est plus, c’est le vide. Ne traçons pas le chemin. 

Ne traçons pas le chemin. N’attendons rien au tournant. Prenons-le sauvagement et ne traçons pas de chemin. Ne traçons aucun chemin. Aucun chemin. Aucun chemin. Chemin. Chemin. min. min. min. min. min. 
Donne-moi seulement ta main et allons sans chemin. Allons sur le sans chemin. Allons sur le sans faux chemin.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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