Écriture automatique – 8 juillet 2016

C’est parce qu’au moment de quitter la vie, au moment où il n’y aura plus de futur à regarder, où le vide sera inéluctable, le néant présent, c’est malgré ce moment qui rend tout dérisoire d’un coup de loque humide et froide, c’est aussi parce qu’à ce moment-là, ce sera la dernière respiration faite de tout l’oxygène que l’on aura recueilli, le dernier regard, le seul qu’il faille, sur son passé, sur sa vie, c’est pour tout cela que nous vivons, pour, au moment où un éclair brouillera notre vue, que notre regarf puisse se noyer dans tous ces paysages parcourus, les corps aimés, que nos sens puissent revivre en un instant toutes leurs sensations, notre coeur tous ses tressaillements, nous ne serons alors ni seuls, ni vides, ni morts.

Auteur : celinelory

Pianiste le jour, auteure de chansons et de textes la nuit, toujours indéfinie mais heureuse

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